01/06/21-Situation hydrogéologique en Bresse bourguignonne

État du niveau des nappes d'eau souterraines au 1er juin 2021 
En mai 2021, les tendances d'évolution sont à la baisse sur la majorité des nappes. Ce constat est habituel à cette période de l’année. En effet, les pluies arrivant à s’infiltrer dans les sols sont absorbées par la végétation et n’atteignent que rarement les nappes. Les pluies de mai ont eu un impact significatif uniquement sur les nappes de l’est du territoire, de l’Alsace au littoral méditerranéen. 
La situation au mois de mai est globalement satisfaisante, avec des niveaux proches des moyennes mensuelles à modérément bas. La situation est moins favorable, avec des niveaux modérément bas, sur le sud de la Vendée et le sud de la Nouvelle-Aquitaine. Les épisodes de recharge récents ont permis d’améliorer l’état des nappes réactives en Alsace, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et sur le pourtour méditerranéen.

Concernant la Bresse bourguignonne, à Montret (71440) le mois de mai s'est avéré productif, avec une pluviométrie de 141 mm/m2 pour une normale mensuelle de 101,4 mm/m2, soit près de 40% supplémentaire au quota pluviométrique local.


Prévisions saisonnières sur la situation des nappes pour mai à juillet 2021
Les risques de sécheresse hydrogéologique sont considérés comme forts sur une grande partie du territoire.
Durant le printemps et l’été, les eaux s’infiltrant dans le sol sont habituellement reprises par la végétation. Les orages estivaux favorisent le ruissellement et ne permettent généralement pas une infiltration efficace des eaux. En outre, les prévisions saisonnières de Météo-France annoncent des « conditions plus sèches que la normale » pour le prochain trimestre. La vidange devrait donc se poursuivre sur l’ensemble des nappes du territoire jusqu’à la mise en dormance de la végétation, soit jusqu’à octobre à fin novembre, et/ou la survenue d’épisodes pluviométriques abondants.

Les précipitations ne devraient pas engendrer une recharge des nappes inertielles (craie, formations tertiaires et formations volcaniques), sauf événements pluviométriques très exceptionnels. Sur les nappes réactives (alluvions, calcaires jurassiques et crétacés, grès triasiques et socle), les tendances dépendront des cumuls pluviométriques locaux, de l’évapotranspiration et des demandes en eau. Les épisodes pluviométriques importants pourront provoquer des recharges momentanées, permettant de soutenir les niveaux voire très ponctuellement d’observer une hausse des niveaux.

Risques de sécheresse durant l’été 2021

Précisions au 18 mai 2021
Au 18 mai, les niveaux des nappes restent majoritairement en baisse. Les pluies de mai ont eu des impacts localement, sur les secteurs très arrosés, et uniquement sur les nappes très réactives (par exemple : socle du Massif Central, calcaires jurassiques et crétacés en Provence). Pour l’instant, les pluies ont permis d’humidifier les sols et ont profité à la végétation. Il faudra attendre encore plusieurs jours pour savoir si les eaux sont parvenues à s’infiltrer en profondeur et observer ainsi une stabilisation voire une remontée des niveaux des nappes.
Compte tenu des prévisions annoncées par Météo-France (plus chaud et plus sec que les normales pour les 3 prochains mois), les prévisions réalisées sur les nappes restent d’actualité. Ces apports pluviométriques vont cependant permettre de repousser les campagnes d’irrigation et d’ainsi alléger pour les prochaines semaines la pression exercée par les prélèvements agricoles sur la ressource en eau.
© BRGM

La carte prévisionnelle de la sécheresse pour cet été
L'épisode pluvieux actuel ne devrait pas changer structurellement les choses. La sécheresse est attendue cet été pour la quatrième année consécutive. Le ministère de la Transition divulgue la carte des départements concernés.
La suite de cet article ici...


Carte des arrêtés PROPLUVIA au 18/05/2021 (arrêtés publiés le 17/05/2021 minuit )
Accès au site


Pluviométrie et températures observées les étés en France depuis 1959
Le risque de sécheresse se profile au fil des ans.
Le graphique ci-après est représentatif de l'évolution de la pluviométrie en relation avec l'élévation des températures pendant les étés calendaires, depuis 1959 en France.

Complément d'information :

01/05/21-Situation hydrogéologique en Bresse bourguignonne

État du niveau des nappes d'eau souterraines au 1er mai 2021
Globalement pour le mois d'avril 2021, sur le territoire national, les tendances d'évolution sont à la baisse.
Selon le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), ce constat s’explique notamment par la sécheresse météorologique de ces dernières semaines mais est habituel à cette période de l’année.
En effet, les pluies arrivant à s’infiltrer dans les sols sont absorbées par la végétation et n’atteignent que rarement les nappes.

Concernant la Bresse bourguignonne, à Montret (71440) le mois d'avril s'est avéré déficitaire, avec une pluviométrie de 42,2 mm/m2 pour une normale mensuelle de 84,4 mm/m2, soit seulement 50% du quota pluviométrique local.
Les nappes phréatiques régionales se situent donc à un niveau modérément bas.




Prévisions saisonnières sur la situation des nappes pour mai à juillet 2021
Les risques de sécheresse hydrogéologique sont considérés comme forts sur une grande partie du territoire.
Durant le printemps et l’été, les eaux s’infiltrant dans le sol sont habituellement reprises par la végétation. Les orages estivaux favorisent le ruissellement et ne permettent généralement pas une infiltration efficace des eaux. En outre, les prévisions saisonnières de Météo-France annoncent des « conditions plus sèches que la normale » pour le prochain trimestre. La vidange devrait donc se poursuivre sur l’ensemble des nappes du territoire jusqu’à la mise en dormance de la végétation, soit jusqu’à octobre à fin novembre, et/ou la survenue d’épisodes pluviométriques abondants.

Les précipitations ne devraient pas engendrer une recharge des nappes inertielles (craie, formations tertiaires et formations volcaniques), sauf événements pluviométriques très exceptionnels. Sur les nappes réactives (alluvions, calcaires jurassiques et crétacés, grès triasiques et socle), les tendances dépendront des cumuls pluviométriques locaux, de l’évapotranspiration et des demandes en eau. Les épisodes pluviométriques importants pourront provoquer des recharges momentanées, permettant de soutenir les niveaux voire très ponctuellement d’observer une hausse des niveaux.

Risques de sécheresse durant l’été 2021

Précisions au 18 mai 2021
Au 18 mai, les niveaux des nappes restent majoritairement en baisse. Les pluies de mai ont eu des impacts localement, sur les secteurs très arrosés, et uniquement sur les nappes très réactives (par exemple : socle du Massif Central, calcaires jurassiques et crétacés en Provence). Pour l’instant, les pluies ont permis d’humidifier les sols et ont profité à la végétation. Il faudra attendre encore plusieurs jours pour savoir si les eaux sont parvenues à s’infiltrer en profondeur et observer ainsi une stabilisation voire une remontée des niveaux des nappes.
Compte tenu des prévisions annoncées par Météo-France (plus chaud et plus sec que les normales pour les 3 prochains mois), les prévisions réalisées sur les nappes restent d’actualité. Ces apports pluviométriques vont cependant permettre de repousser les campagnes d’irrigation et d’ainsi alléger pour les prochaines semaines la pression exercée par les prélèvements agricoles sur la ressource en eau.
© BRGM

La carte prévisionnelle de la sécheresse pour cet été
L'épisode pluvieux actuel ne devrait pas changer structurellement les choses. La sécheresse est attendue cet été pour la quatrième année consécutive. Le ministère de la Transition divulgue la carte des départements concernés.
La suite de cet article ici...


Carte des arrêtés PROPLUVIA au 18/05/2021 (arrêtés publiés le 17/05/2021 minuit )
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Pluviométrie et températures observées les étés en France depuis 1959
Le risque de sécheresse se profile au fil des ans.
Le graphique ci-après est représentatif de l'évolution de la pluviométrie en relation avec l'élévation des températures pendant les étés calendaires, depuis 1959 en France.

Complément d'information :

Bilan de la pluviométrie au 14/05/2021

Pour cette première quinzaine de mai en Bresse bourguignonne, de la pluie nous en avons déjà reçu passablement.
Cette pluviométrie contribue à abaisser l'assèchement des sols et à la recharge des nappes phréatiques.
La normale mensuelle n'est toutefois pas encore atteinte à ce jour, mais les pronostics semblent converger vers d'autres perturbations d'ici à la fin de ce mois.
Selon cette normale, en Bresse bourguignonne le mois de mai s'avère le plus pluvieux de l'année derrière le mois d'octobre.

Pluviométrie à Montret (71440) au 14/05/2021, par rapport à la normale mensuelle établie par Météo France selon la station de Saint-Germain-du-Bois (71330), pour la période de 1981 à 2010.



La statistique de la station météo de Montret affiche un déficit pluviométrique de l'ordre de 14% cumulé, pour les cinq premiers mois de cette année.

Actu du 10/05/2021

Bresse bourguignonne

La perturbation va s'affaiblir dans le courant de la nuit de lundi 10/05 à mardi 11/05, cependant le temps restera chahuté avec un régime d'averses un peu moins dense. 
Parapluies à portée de main, ce sera nécessaire !

Tout au long de cette période, les cumuls s'avéreront assez nourris.
Ils contribueront à la recharge de nos nappes phréatiques et à l'humidification des sols en souffrance.

El Niño, la Niña qu'est-ce donc ?

Explication condensée sur ces deux phénomènes

La Niña
Les épisodes La Niña surviennent tous les 4 à 5 ans et durent en général 1 à 2 ans.
La Niña suit souvent un épisode de El Niño, qui est l'effet inverse, en une sur-réaction de l'atmosphère afin de revenir à son état d'équilibre.
Cependant, après un El Niño, le climat ne bascule pas toujours à une phase La Niña.


El Niño
El Niño est un phénomène climatique dont l'origine est assez mal connue. Contrairement à La Niña, il se traduit pas une hausse de la température à la surface de l'eau (10 mètres environ) de l'est de l'océan Pacifique, autour de l'équateur (voir carte ci-dessous).

El Niño, l'enfant terrible du climat
Le nom de El Niño - qui veut dire « l'enfant » en espagnol - fait référence à Jésus, car ce phénomène atteint son apogée à l'époque de Noël. Ce sont les pêcheurs péruviens qui avaient attribué ce nom au courant marin froid correspondant.

Ce phénomène a été découvert dans les années 1920 par Sir Gilbert Walker, un physicien anglais ayant mis en évidence l'oscillation australe qui est liée à El Niño.

Histoire : Lettres de Madame de Sévigné à sa fille Madame de Grignan

Le dérèglement climatique n'est pas une particularité de notre époque.
Cependant, l'anthropocène (ère humaine) qui caractérise l'ensemble des événements géologiques qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence globale significative sur l'écosystème terrestre, démontre une accélération exponentielle de la dégradation du climat.

En climatologie, le passé est étudié par des historiens spécialisés qui ont remonté les siècles au travers d'éléments concrets, puisés dans des documents issus de scientifiques de l'époque.
D'autres sources ont été explorées, notamment celles laissées par les exploitants terriens, tel que par exemple les vignerons qui souvent notaient pour leur usage les dates de vendange.
Des hommes d'Église, des femmes ou hommes de lettres, etc... ont aussi laissé quelques traces significatives du climat de leur temps.

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) entretenait une correspondance nourrie avec sa fille Madame de Grignan, Françoise de Sévigné (1646-1705), dans laquelle elle fait part de détails sur le climat du XVIIᵉ siècle.

Extrait de la lettre 411 du 28 juin 1675 :
...Il fait un froid horrible : nous nous chauffons, et vous aussi, ce qui est une bien plus grande merveille...

Extrait de la lettre 413 du 3 juillet 1675 :
...Nous avons eu un froid étrange ; mais j’admire bien plus le vôtre : il me semble qu’au mois de juin je n’avais pas froid en Provence...

Un été pourri apparemment !
C'était en plein dans le « Petit Âge Glaciaire. » (PAG).

Actu du 08/05/2021

Pour demain après-midi, la douceur, voire la chaleur sera à nouveau au rendez-vous.
Le dernier jour quasi estival avant une nouvelle chute drastique du thermomètre programmée pour le début de la semaine prochaine.


La journée de lundi s'avère plutôt bien perturbée.
Selon certain modèles, le cumul de pluie en Bresse bourguignonne pourrait être assez conséquent.
Intéressante perspective pour la sécheresse des sols et les nappes phréatiques qui peinent à accroître les niveaux.